Toute la spécialité maths en 12 questions flashs !

1. La spécialité maths, c’est plus difficile que l’ancienne filière S ?

Oui et non ! Par rapport à l’ancienne filière S, il est vrai que les programmes ont un peu changé et sont un poil plus ambitieux. Mais les professeurs s’adaptent. Ce qui est compliqué à gérer, ce ne sont pas les programmes en soi, mais le temps !
En effet, dans l’ancienne 1re S, les élèves avait 5 h de maths par semaine (voire 6 h dans certains établissements). De plus, il y avait des dédoublements, donc des heures durant lesquelles les professeurs pouvaient mieux s’occuper de chaque élève.
Mais avec la réforme, il n’y a plus que 4 h de maths par semaine et 4 h en classe entière !

Il faut donc faire un peu plus en beaucoup moins de temps !

Et c’est ça qui est compliqué pour tout le monde. Il faut tenir le rythme !

 

2. Pour faire des études de médecine, faut-il prendre la spécialité maths ?

OUI ! Prendre la spécialité maths en classe de première. et, a minima, l’option maths complémentaires en terminale.
Mais il est important  de noter  que, désormais, chaque université possède ses propres critères de recrutement. Il est donc important de se renseigner au cas par cas pour connaître les exigences précises.

 

3. Il n’y a vraiment plus de maths dans le tronc commun ?

Alors, ça dépend… Dans la voie technologique, les maths restent une discipline du tronc commun. En revanche, il est vrai que les mathématiques disparaissent du tronc commun dans la voie générale ! On ne fait donc plus du tout de maths en voie générale si on ne choisit pas cet enseignement en spécialité ? Eh bien, quasiment plus du tout… Mais il reste un zeste…  En effet, dans le tronc commun de la voie générale est apparu un nouvel enseignement dit enseignement scientifique. Cet enseignement a pour objectif de donner quelques bases de culture scientifique à tous les élèves. En classe de première, il est essentiellement constitué de Physique-Chimie et de SVT. Mais en classe de terminale, les maths sont bien présentes (probabilités conditionnelles, évolutions, suites…). Mais cela doit rester abordable pour tout le monde !

 

4. En spé maths, y a-t-il des E3C ?

Oui et non ! Pour les élèves qui suivront la spécialité maths jusqu’en terminale, il n’y aura effectivement pas d’E3C (épreuve commune de contrôle continu) mais juste une épreuve finale, coefficient 16. En revanche, pour les élèves qui abandonnent la spécialité maths en fin de première, il faudra passer une E3C, coefficient 5. Cette épreuve à lieu vers le mois d’avril ou mai de l’année de première.

 

5. Maths expertes, ça rapporte beaucoup de points ?

Il est vrai que l’option maths expertes de terminale ne comptera pas beaucoup en soi. Elle sera complètement noyée dans les 10 % de contrôle continu des bulletins scolaires, parmi toutes les autres notes. Au final, ça ne comptera même pas pour 0,5 % du baccalauréat.
En revanche, elle jouera un rôle important : outre le fait qu’elle ouvre la voie aux classes préparatoires scientifiques (MPSI, PCSI, PTSI, etc.), elle permet également, via ses 3 heures de pratique supplémentaires, de consolider le niveau de la spécialité maths de terminale. Grâce à cette pratique supplémentaire, l’élève peut espérer une bien meilleure note en épreuve finale de spécialité. Et là, ça rapporte beaucoup, coefficient 16 !

 

6. Les mathématiques complémentaires, est-ce beaucoup plus facile que la spécialité maths de terminale ?

Hélas, non ! Le programme de l’option mathématiques complémentaires est quasiment aussi chargé que le programme de la spécialité maths avec des notions nouvelles et difficiles pour les élèves (comme, par exemple, les équations différentielles). On ne peut pas éviter ce contenu puisque cette option est justement censée donner des outils pour permettre d’appréhender des notions en Sciences Physiques, en Informatique ou encore en Économie utiles dans certaines filières post-baccalauréat.
En revanche, il est clair que ces notions seront juste survolées et nettement moins approfondies qu’en spécialité maths de terminale.

 

7. Peut-on choisir la spécialité Physique-Chimie sans la spécialité Maths ?

C’est fortement déconseillé ! La Physique-Chimie utilise de nombreux outils mathématiques (dérivées, primitives, équations différentielles, etc.). Il est donc vivement recommandé de choisir la spécialité maths si vous prenez la spécialité Physique-Chimie.

 

8. En spécialité maths, y a-t-il l’étude des nombres complexes ?

Hélas, non ! L’étude des nombres complexes ne fait plus partie de la spécialité maths ! Il faut prendre l’option mathématiques expertes pour découvrir cet univers !

 

9. Si on ne prend pas la spécialité maths, on se ferme beaucoup de portes ?

Hélàs, oui ! De nombreuses filières post-baccalauréat ont déjà annoncé qu’elle exigeraient des étudiants qu’ils aient suivis cette spécialité ! Par exemple, même pour une classe préparatoire BCPST, il est recommandé de conserver le couplage Maths & Physique-Chimie en terminale et donc abandonner la SVT. Selon les administrateurs de cette classe préparatoire, il est plus facile de rattraper la SVT que les maths.
Les maths sont la matière la plus difficile à rattraper !

 

10. En spécialité maths, on a vraiment plus de travail que dans les autres spécialités ?

Non, ce n’est pas dit. Chaque spécialité est assez exigeante et demande une grosse quantité de travail.
Mais pour un élève qui est bon en maths, cette quantité de travail devrait rester supportable.

 

11. Peut-on choisir 4 spécialités ?

Non. Pourtant, certains élèves intéressés seraient tentés. Par exemple Maths/PC/SI/NSI. Il y a également des élèves qui choisissent des spécialités littéraires et qui souhaiteraient garder les maths en 4e spécialité car ils aiment ça (oui, ça existe !).
Malheureusement, ce n’est officiellement pas possible de suivre 4 spécialités.
De même qu’il ne sera pas possible d’en conserver 3 en terminale.
En revanche, si l’emploi du temps de l’élève le permet, si le professeur est d’accord ainsi que le chef d’établissement, il peut y avoir moyen d’assister aux cours d’une spécialité supplémentaire en « auditeur libre ». Mais aucune évaluation ne pourra être prise en compte pour le baccalauréat.

 

12. À quel moment doit-on abandonner la troisième spécialité ?

On dit souvent qu’on abandonne la troisième spécialité en fin de première.
Mais en fait, il faudra préciser la spécialité abandonnée dès le mois de février de première.
En effet, la spécialité abandonnée est évaluée via un E3C qui se déroule en avril/mai de l’année de première. Il faut donc que les choix soit précisés un ou deux mois en amont pour permettre aux établissements de préparer les convocations !

 

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